Petites paroles inconsidérées

H : la fourchette à gauche, je te l’ai répété 100 fois ! Minimum !
F : Pffff !
H : et en plus, y a pas de porte-couteaux !
F : ben non !
H : ah non ! Mais c’est pas un reproche, je constate juste. De toutes manières c’ets toujours comme ça avec toi, tu oublies tout !
F : mais bien sûr !
H : pardon ? Comment tu me parles ? Et le respect, tu sais ce que c’est ?
F : de pas s’énerver sur des porte-couteaux !
H : j’y crois pas ! De toute façon, c’est comme la cuvette des chiottes que tu baisses jamais.
F : alors ça c’est pas vrai, que je la rabaisse toujours !
H : alors pourquoi elle est toujours levée ?
F : peut-être parce que c’est toi qui l’oubli !
H : oui ben euh bon blablabla. De toute façon avec un père balayeur on pouvait pas s’attendre à grand chose. Ma mère me l’avait bien dit que j’épouserais une pouilleuse.
F : on dit pas balayeur mais technicien de surface.
H : ouais ben d’ailleurs ça se voit ça ! Y a que les balais qui sont bien rangés dans cette maison ! Au fait, les couteaux ronds, ça se range pas avec les couteaux pointus.
F : tu vas pas me chier une pendule pour ça ! Ce n’est pas si extraordinaire que ça !
H : bien sûr que si ! Bon, ben passe moi le pain !
F : tiens.
H : RRAAAAAHHH !!!!!
F : quoi ?
H : LA PAIN !
F : quoi le pain ?
H : faut pas retourner le pain ! Quoi le pain qu’elle me dit !!!
F : qu’est ce qu’il y a ?
H : je comprends pourquoi on est maudit dans cette famille !
F : ça a un rapport avec le pain ça ?
H : LA PAIN À L’ENVERS, ÇA PORTE MALHEUR !!!!
F : détend toi, je le savais pas, c’est pas si grave en soi.
H : de toute manière on ne peut jamais parler avec toi.
F : (ou avec toi) bon, on peut continuer de manger. Tu veux encore des patates ?
H : oui merci. Tu veux du beurre ?
F : j’en attendais pas moi.
H : gggrrrrr !! j’y crois pas ! c’est rigolo ça tiens.
F : quoi encore ! Qu’est ce que tu vas me pondre encore ?
H : depuis quand tu coupes le beurre avec un couteau pointu.
F : depuis que j’ai l’âge d’en manier un,, c’est à dire aux alentours de mes 6ans. Ça te va comme réponse ?
H : non !
F : et ben c’est pareil !
H : bon, je vais chercher le café, ça détendra peut-être l’atmosphère et en calmer certaines.
H : ah, j’ai oublié les cuillères.
F : improvisation. Nonobstant tout ça, je t’aime quand même.
H : c’est pas faux !