Temps tristement têtu

Qu’il est tristement lointain
Ce temps par ailleurs oublié
Le moment celui de nous enfant
Il revient comme à trois temps
Telle une valse toute démandibulée
Je l’ai perdu au fond de mon écrin

Mais où est-il passé ce fou
Cet insouciant qui courait tant
Et ce bien à jamais négligé
L’ambiance de cet espoir passé
Des salles de classe d’entant
Ils errent vraiment de partout

On grave ce temps dans l’éternité
Comme pour échapper à un fantôme
Qui nous suit pour crier
Mourrez et surtout il faut oublier
Ces souvenirs de votre cœur sont le baume
Mais pas de répit pour vous arrêter

Temps tu nous échappes à grands pas
Libère nous des autres qui fuient
Ils nous entraient avec eux
Toujours plus loin vers les feux
De l’enfer qui de nous se rie
Temps je t’en supplie ne nous oublie pas

Comme un rêve hors de l’espace
Hors du temps je veux m’évader
Rejoindre les années qui sont loin
Derrière moi il se cache dans un coin
Je veux que ce mystère soit élucidé
Pour enfin comprendre ce qui se passe

S’il te plaît je t’en supplie
Temps espace ou que sais-je encor
Viens au secours de la nostalgie
Étreint de tes bras cette apologie
Du temps et du souvenir qui dort
S’il te plaît rend moi service

J’ai tant à te dire que tu fuis
Reste près de moi Temps Ô Temps
Je n’ai fait que fuir ton action
Je regrette de n’avoir prêté attention
À tes rappels aussi puissants
Puis-je encor devenir ton ami

Je demande de l’aire sans donner
Est-ce que le temps est si gentil
Ou bien il me fait des faveurs
Pour me donner une illusion du bonheur
Ou pour me rendre étourdi
À ces envies de toujours partager

Temps je m’use la voix pour dire
À tous que je veux exister
Aide moi à retrouver ici
Tout ce qui faisait que j’étais en vie
Dans ce monde de périls glacés
Ou bien me proposes-tu pire

Pire que la mort et la souffrance
Je ne vois pas ce que tu rêves
Acceptes-moi dans ton délire
Dans cet espace fait pour rire
Je veux faire partie de ta trêve
Pour une minute retourner en enfance